SuperStation One

La SuperStation One? FPGA? L’avenir du Retro?

Introduction

Salut à tous !
Aujourd’hui, on attaque du très lourd. Après la présentation de l’Ayn Thor, on passe à quelque chose de totalement différent : l’émulation hardware, la vraie, la pure, celle qui cherche à reproduire une console exactement comme si vous aviez la machine d’origine entre les mains.

Et pour ça, on va parler d’une petite bombe : la SuperStation One, conçue par Retro Remake, une jeune entreprise qui débute dans le domaine mais qui arrive déjà avec une ambition monstrueuse.

Une machine pensée pour la fidélité absolue

Contrairement à l’Ayn Thor, qui repose sur de l’émulation logicielle classique, la SuperStation One vise la reproduction matérielle quasi parfaite de chaque console supportée.
On parle ici d’un système capable de recréer le comportement des machines de la toute première génération jusqu’à la PlayStation 1, sans approximation, sans interpolation, sans “triche”.

Retro Remake a choisi un design inspiré de la PSOne (la version compacte de la PS1), avec des formes arrondies et un look très clean.
Et pour marquer le coup, ils ont ajouté un accessoire qui fait toute la différence : le SuperDock.

Le SuperDock : la cerise sur le gâteau

Le SuperDock, c’est littéralement le “gâteau sur la cerise” :
il permet de lire les CD originaux des consoles compatibles.

À l’heure actuelle, trois systèmes sont pris en charge via le lecteur optique :

  • PC Engine CD
  • SEGA Saturn
  • PlayStation 1

Et Retro Remake laisse entendre que d’autres machines pourraient suivre.
Peut-être un jour la Philips CD-i, la 3DO, ou d’autres plateformes oubliées… qui sait.
(Avouons… c’est pas de ce qu’il y a de plus intéressants comme machines :’) )

Et les cartouches dans tout ça ?

Pour l’instant, aucun lecteur de cartouches n’est prévu pour la SuperStation One.
Mais ce n’est pas un problème : il est tout à fait possible de numériser ses jeux physiques (NES, SNES, Mega Drive, Game Boy, etc.) pour les convertir en fichiers compatibles.

Une fois vos jeux dumpés, la SuperStation One peut lancer :

  • Game Boy
  • Game Boy Color
  • Game Boy Advance
  • PC Engine
  • NES
  • Super Nintendo
  • SEGA Master System
  • Mega Drive
  • Atari 2600
  • Neo Geo
  • … et bien d’autres

Le tout sans aucun compromis, comme si vous aviez la console d’origine branchée sur votre télé.

Émulation hardware vs émulation logicielle : la différence cruciale

L’émulation hardware (FPGA)

C’est la reproduction matérielle du fonctionnement d’une console.

  • On ne simule pas : on reconstruit.
  • Les timings sont identiques.
  • Les latences sont identiques.
  • Les ralentissements d’époque sont identiques.
  • Les bugs d’origine sont identiques.
  • Les comportements internes sont identiques.

Si un jeu ramait sur PS1, il ramera exactement pareil sur la SuperStation One.
Et c’est volontaire : c’est ce qui garantit une fidélité absolue.

Dans certains jeux d’arcade, les ralentissements faisaient partie du gameplay.
Avec du FPGA, ces ralentissements ne sont pas “émulés” : ils se produisent naturellement, car le matériel se comporte comme la machine d’origine.

L’émulation logicielle (PC, consoles portables…)

Ici, on utilise un logiciel pour simuler le fonctionnement d’une console.

  • Le jeu tourne souvent plus vite que prévu.
  • Les ralentissements d’origine disparaissent.
  • Les timings ne sont pas toujours respectés.
  • Les bugs/glitchs d’époque ne sont pas reproduits.
  • L’expérience est moins authentique.

L’émulation logicielle privilégie la performance, la résolution, les filtres, les améliorations graphiques.
C’est génial pour jouer confortablement, mais ce n’est pas fidèle à 100%.

Conclusion :
Hardware (FPGA) : Fidélité totale, comportement identique à la console d’origine
Software (émulateur) : Performances, confort, options modernes

Émulation d’ordinateurs : la SuperStation One ne s’arrête pas aux consoles

Mais ce n’est pas tout !
La SuperStation One ne se contente pas de reproduire les consoles de salon : elle est également capable d’émuler matériellement des micro‑ordinateurs d’époque, avec la même précision que pour les consoles.

On parle ici de machines mythiques, souvent difficiles à émuler correctement en logiciel :

  • Commodore Amiga (500, 600, 1200…)
  • Commodore 64 / C128
  • Atari 520ST / 1040STE
  • PC x86 (jusqu’au 486, capable de faire tourner Windows 3.1 et Windows 95)

Ce n’est pas une émulation “à la va‑vite” :
la SuperStation One reproduit le comportement exact de ces machines, comme si vous aviez un Amiga ou un Atari ST d’origine posé sur votre bureau.

Les timings, les accès mémoire, les bus, les ralentissements, les comportements exotiques…
Tout est respecté à la lettre, ce qui rend l’expérience incroyablement authentique.
Pour les passionnés de micro‑informatique rétro, c’est un véritable game changer.

Caractéristiques techniques détaillées de la SuperStation One

Voici maintenant une version claire, précise et détaillée de la fiche technique, avec explications pour chaque point.

  • RAM : 128 Mo (Soudée, donc 128Mo DDR3 Max)
    Ça peut sembler faible comparé aux standards modernes, mais en réalité : c’est largement suffisant pour reproduire toutes les machines ciblées (Atari 2600 -> PS1 + micro‑ordinateurs 80/90s). Les consoles d’époque utilisaient entre 2 Ko (Atari 2600) et 2 Mo (PS1). Les micro‑ordinateurs comme l’Amiga 1200 tournaient avec 2 à 8 Mo.
  • FPGA : Intel Cyclone V SX @800 MHz (Le cœur de la machine)
    Le Cyclone V est un FPGA moderne, capable de reproduire des circuits logiques complexes, simuler des bus, coprocesseurs, GPU, DSP, etc., gérer plusieurs “cores” matériels en parallèle, offrir une latence quasi nulle et reproduire fidèlement les timings d’origine.
    800 MHz sur un FPGA n’a rien à voir avec 800 MHz sur un CPU classique. Ici, on parle de logique matérielle, pas d’instructions séquentielles. C’est ce qui permet à la SuperStation One de reproduire la PS1, la Saturn, les micro‑ordinateurs x86, les machines 8/16 bits, les systèmes CD‑ROM d’époque… sans jamais “ramer” ou “sauter des frames”.
  • Stockage : 64 Go (microSD incluse)
    Les 64 Go servent à stocker vos jeux dumpés, les BIOS nécessaires, les configurations, les sauvegardes instantanées, les snapshots et les backups système (mais peut également être remplacée par n’importe quelle carte Micro SD).
    Pour vous donner une idée :
    – Une ROM NES = 128 Ko
    – Une ROM SNES = 1 à 4 Mo
    – Un jeu PS1 = 300 à 700 Mo
    – Un jeu PC Engine CD = 100 à 600 Mo
  • Connectique :
    HDMI (jusqu’à 1080p) : Pour jouer sur TV moderne, moniteurs, capture, etc. Image propre, nette, stable.
    RCA / Composite : Pour les TV cathodiques plus anciennes. Idéal pour retrouver le rendu “d’époque”.
    Ports manettes et cartes mémoire : Port PS1 (2 ports) / Port carte mémoire PS1 (2 ports) / Ports USB / S/PIDF…

Et voilà, j’espère que la machine vous aura fait baver un ptit peu 😛
Je vous mets quelques images de la machine.

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